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Je m’appelle Anja, j’ai 26 ans et je suis le Master « Métiers de l’Europe » en 5ème année à Sciences Po Paris. Comme étudiante allemande, ce projet collectif me permet tout d’abord de découvrir une autre part de la France, une part qui échappe souvent à la perception des gens venant d’un pays dont les frontières se ferment autour d’une population géographiquement située dans un endroit et caractérisée d’une culture moins hétérogène et en majorité d’une origine unique. Au delà, le sujet n’est pas directement lié à ma spécialisation à Sciences Po, ce qui me donne la possibilité formidable de dépasser mon cadre scolaire et de me plonger dans l’étude d’un phénomène devenant de plus en plus important dans notre environnement mondialisé – comment faire fonctionner et créer un bon « cocktail culturel » dans lequel les gens sont bien intégrés ? A cet égard-là, qu’est-ce qu’il nous enseigne le « cocktail » réunionnais ?




Je m’appelle Amélie, je suis une étudiante québécoise de 24 ans, en 5e année au Master Relations internationales de Sciences-Po Paris.

Je m’intéresse depuis longtemps aux problématiques qui touchent les identités, les cultures, le sentiment national. Sans doute que mon identité associée à une culture minoritaire y est pour quelque chose. J’avais entendu parler de la diversité culturelle présente sur l’Île de la Réunion et le sujet m’intriguait. Comment tant de cultures différentes peuvent-elles coexister pacifiquement dans un climat de respect mutuel et de reconnaissance de l’autre ? Voilà le point de départ. Je vous invite aussi à nous faire part de vos interrogations, réflexions, connaissances sur le sujet.

Bon voyage !
Amélie




Je m’appelle Christelle, je suis française et j’ai 21 ans. Je suis en 4e année Master Affaires Publiques à Sciences-po Paris.

Pourquoi ai-je décidé de faire ce projet me demanderez-vous ? C’est simple : je suis réunionnaise ! Toute ma famille vient de Saint-Pierre, au Sud de l’île. Même si je n’y ai jamais vécu, j’ai eu l’occasion de passer de longs mois sur l’île en vacances. Ce qui m’a frappé c’est ce mélange : couleurs, origines, religions, tout ça ne compte pas ! Les Réunionnais vivent ensemble, sans les distinctions sinistres qui fragilisent aujourd’hui la métropole. J’ai eu envie de mieux comprendre et de mieux connaître ma culture et ce projet me le permet. Je suis heureuse que vous vous y intéressiez aussi.

Mi souhait’ ou gainye trouver kossa ou cherche

Amuse a ou bien,
Christelle




Je m’appelle Hinesh, j’ai 22 ans et suis étudiant britannique en première année du Master ‘conflits et sécurité’. D’origine indienne, mes parents sont nés en Afrique et m’ont raconté des histoires du multiculturalisme qu’ils ont vécu là-bas. En tant qu’anglais issu de l’immigration, j’ai vécu un modèle d’intégration différent à celui d’ailleurs, et notamment différent à la politique française. Je m’intéresse ainsi à la découverte d’autres sociétés composées de différentes ethnies et comment cela touche à la cohésion sociale. La Réunion est, pour moi, particulièrement intéressante pour son appartenance à un état lointain qui est caractérisé par une identité basée sur les valeurs politiques et non pas sur l’ethnicité. Comment les différents groupes réunionnais vivent-ils ensemble, où vivent-ils en conflit? J’ai hâte de lire vos réponses.




Quant à moi, je suis Patricia Becker, étudiante allemande de 24 ans en 4e année du Master Carrières Internationales à Sciences Po Paris. Avant d’entrer à Sciences Po, j’ai étudié et enseigné les sciences politiques et les relations internationales à l’université libre de Berlin. Mes travaux en matière des relations internationales s’inscrivent dans la tradition constructiviste, qui s’intéresse pour le rôle des identités et des normes (trans-)nationales en tant que facteurs déterminant le comportement paisible ou belligérant des Etats. Comme constructiviste je comprends l’identité comme construction sociale. Etant donné que la preuve empirique des identités nationales est très difficile, j’ai saisi l’occasion de ce projet collectif d’examiner de plus proche la formation d’une identité potentielle à la Réunion, une île pour laquelle j’ai développé une grande affection suite à des échanges scolaires germano- réunionnaises. Comme les journaux débordent aujourd’hui de mauvaises nouvelles en terme de racisme et d’intégration échouée, la Réunion me fascine d’autant plus parce que la promiscuité de différentes communautés y semble de fonctionner. Se peut-il que la Réunion soit un modèle pour nos sociétés continentales ?

Patricia




Je m’appelle Saliha Bardasi, j’ai 20 ans et suis étudiante en 1ere année du master Affaires Publiques. J’ai choisi de m’investir dans ce projet sur l’île de la Réunion parce que, comme Patricia, je suis intéressée par les mécanismes de définition de l’identité, surtout lorsqu’elle participe d’une négociation intense avec l’autre.

Ce projet collectif s’inscrit également dans les problématiques importantes de mon master. Il me permet d’approfondir les relations que la France entretient avec ses territoires d’outre-mer, au travers du cas particulier de l’île de la Réunion.

Enfin, exotisme et soleil ne sont jamais de refus !